Lorsque mon frère Guy et moi avons connu mon grand-père Wellie, son alcoolisme ne nuisait plus qu'à lui-même. Pour nous ses petits-enfants c'était même un sujet de plaisanteries. Nous remplacions souvent sa bière par du ``Ginger Ale``en lui demandant si sa bière était bonne et il nous répondait par l'affirmative en feignant d'ignorer la substitution.
Un samedi soir de juillet 1963, Wellie est assis près de moi sur le divan du salon , nous regardons la télévision en attendant de prendre la relève d'une partie de cartes. Je vois passer mon frère Guy (13 ans) tenant notre chat dans ses bras en se dirigeant à l'étage dans sa chambre. Guy jouait avec notre jeune cousine Lise Trudel( 6 ans) , à cacher le chat et à le trouver. Notre maison chauffée au bois était munie d'une grille amovible installée au plafond du salon, elle permettait de faire circuler la chaleur du rez-de-chaussée à l'étage. Oh la brillante idée! Mon frère enlève la grille du plancher de sa chambre , me fait signe de garder le silence et sans plus attendre, lance le chat par le trou , sur la tête chauve de mon grand-pèreWellie toujours assis à mon coté. Quelle subtile cachette !
Evidemment nous avons beaucoup ri de la farce sauf mon père qui ne voulait encourager le vice et bien sûr mon grand-père qui a plutôt ri jaune... et qui a gardé une marque de griffes de chat sur son crâne dénudé pendant quelques jours.
Je sais que l'âme de mon grand-père Wellie repose en paix , la quantité d'alcool qu'il a ingurgité de son vivant le préserve pour l'éternité.
vendredi 15 juillet 2011
vendredi 8 juillet 2011
des oiseaux et des chats
Il existe sans doute une sorte de mutualisme entre les chats et les oiseaux. A Bedford j'ai été amusée par des hirondelles bicolores qui avaient pris en grippe un bon gros matou blanc. Avait-il attrapé une hirondelle pour la manger ou delogé un de ses oisillons ?... Le pauvre chat essayait par tous les moyens de sortir d'un ponceau. A droite comme à gauche, des hirondelles l'attendaient et lui picoraient la tête comme pour l'épouiller. Le manège a duré longtemps et lorsque lassées elles sont parties, le matou a attendu un bon moment avant de se risquer à sortir et s'est enfui chez-lui en vitesse.
J'ai observé le même phénomène avec des bruants chez ma belle-soeur Pauline . Son chat Callou, chat de maison sans malice, attaché à la corde à linge pour prendre l'air se faisait littéralement charger par les oiseaux qui semblaient prendre un plaisir fou à voir le chat miauler et baisser les oreilles.
Que dire aussi de ma très belle chatte Camille et de Ti-gris mon chat invité qui adorait les sacs de couchage au Grand Verglas. Quand ces deux félins passaient devant la porte vitrée de mon foyer , ils semblaient fascinés. A plusieurs reprises j'avais remarqué leur insistance pour l'âtre.J'étais certaine d'y trouver une souris prisonnière, j'ai plutôt trouvé un beau bruant sans doute entré par la cheminée pour manger des insectes et s'y trouvant piégé n'avait pu ressortir.
Mais la véritable symbiose , c'était Ti-gris et moi. Ti-gris était un joueur né, avec lui tout était prétexte aux jeux : papier d'aluminium, une corde , une balle, une branche oscillant au vent ,la neige folle sur la corde de bois, même un oiseau...Cher Ti-gris, toi et moi on faisait un bon couple.
J'ai observé le même phénomène avec des bruants chez ma belle-soeur Pauline . Son chat Callou, chat de maison sans malice, attaché à la corde à linge pour prendre l'air se faisait littéralement charger par les oiseaux qui semblaient prendre un plaisir fou à voir le chat miauler et baisser les oreilles.
Que dire aussi de ma très belle chatte Camille et de Ti-gris mon chat invité qui adorait les sacs de couchage au Grand Verglas. Quand ces deux félins passaient devant la porte vitrée de mon foyer , ils semblaient fascinés. A plusieurs reprises j'avais remarqué leur insistance pour l'âtre.J'étais certaine d'y trouver une souris prisonnière, j'ai plutôt trouvé un beau bruant sans doute entré par la cheminée pour manger des insectes et s'y trouvant piégé n'avait pu ressortir.
Mais la véritable symbiose , c'était Ti-gris et moi. Ti-gris était un joueur né, avec lui tout était prétexte aux jeux : papier d'aluminium, une corde , une balle, une branche oscillant au vent ,la neige folle sur la corde de bois, même un oiseau...Cher Ti-gris, toi et moi on faisait un bon couple.
samedi 2 juillet 2011
Allez debout !
Ah les petits maudits je les aurais volontiers envoyés à Sherbrooke et à Gatineau chez mes cousins Michel et Louis, ornithologues émérites. Pendant trois étés à tour de rôle , ils me servaient de réveil . Inutile d'essayer de dormir plus tard que 5:30h ou 6:00h la cacophonie est en marche.
La première alarme est venue d'un geai bleu et d'un écureuil qui face à face règlaient leurs différends à coups de bec et de frous-frous sur la clôture blanche derrière chez-moi. L'écureuil défendait ses arachides cachées dans mes plates-bandes.
L'été suivant j'ai eu droit à deux corneilles qui enseignaient le vol à leurs petits. Couac ,couac, couac la mélodie n'arrêtait pas. Puis quand je frisais la crise de nerfs , elles partaient pour la journée mais revenaient au dortoir le soir. J'ai connu aussi l'épervier de Cooper qui avec ses kik, kik, kik et son vol plané, a l'air d'un colonel commandant son régiment. Il se perchait sur le toit de l'immeuble et surveillait je ne sais qui ou quoi. Il recommençait son manège le soir vers 19:00h.
Je croyais avoir le plaisir de nourrir les oiseaux lors de mon retour à St-Jean-sur-Richelieu avec des graines de tournesol striées. Tout de suite les oiseaux ont été délogés par un écureuil qui s'est approprié la mangeoire et qui y a déposé ses empreintes dentaires. Il était d'une telle voracité qu'après une semaine j'ai retiré la mangeoire en sa présence , lui expliquant que des goinfres comme lui il fallait les mettre au pas. Je lui ai donné une heure de rendez-vous quotidienne à 16:00h . Sachez qu'il connaissait l'heure, il m'attendait assis sur la clôture et je dosais sa pitance. Par mauvais temps il m'arrivait de l'oublier, je le trouvais sur le dossier de ma berçeuse , patient, me regardant par la fenêtre du patio.
L'hiver a fermé le robinet et comme mon trottoir sert d'autoroute pour les chats, l'écureuil a dû programmer son GPS vers le chêne et les érables. J'ai su aussi par les locataires du deuxième que certains craignent les rongeurs...
La première alarme est venue d'un geai bleu et d'un écureuil qui face à face règlaient leurs différends à coups de bec et de frous-frous sur la clôture blanche derrière chez-moi. L'écureuil défendait ses arachides cachées dans mes plates-bandes.
L'été suivant j'ai eu droit à deux corneilles qui enseignaient le vol à leurs petits. Couac ,couac, couac la mélodie n'arrêtait pas. Puis quand je frisais la crise de nerfs , elles partaient pour la journée mais revenaient au dortoir le soir. J'ai connu aussi l'épervier de Cooper qui avec ses kik, kik, kik et son vol plané, a l'air d'un colonel commandant son régiment. Il se perchait sur le toit de l'immeuble et surveillait je ne sais qui ou quoi. Il recommençait son manège le soir vers 19:00h.
Je croyais avoir le plaisir de nourrir les oiseaux lors de mon retour à St-Jean-sur-Richelieu avec des graines de tournesol striées. Tout de suite les oiseaux ont été délogés par un écureuil qui s'est approprié la mangeoire et qui y a déposé ses empreintes dentaires. Il était d'une telle voracité qu'après une semaine j'ai retiré la mangeoire en sa présence , lui expliquant que des goinfres comme lui il fallait les mettre au pas. Je lui ai donné une heure de rendez-vous quotidienne à 16:00h . Sachez qu'il connaissait l'heure, il m'attendait assis sur la clôture et je dosais sa pitance. Par mauvais temps il m'arrivait de l'oublier, je le trouvais sur le dossier de ma berçeuse , patient, me regardant par la fenêtre du patio.
L'hiver a fermé le robinet et comme mon trottoir sert d'autoroute pour les chats, l'écureuil a dû programmer son GPS vers le chêne et les érables. J'ai su aussi par les locataires du deuxième que certains craignent les rongeurs...
vendredi 1 juillet 2011
L'expo de Bedford
L'exposition de Bedford est la plus vieille au Québec et au Canada je crois. Ce n'est pas la plus intéressante mais elle attire quand même bien du monde par tradition.
Cette année là j'avais invité ma belle-soeur et mes neveux Luc et Michel à visiter l'expo.Nous sommes devant les stalles des vaches, on s'apprête à faire parader l'une d'elles pour le jugement. Luc qui la regarde les yeux tous ronds s'exclame :``mais c'est donc ben gros, j'en pensais pas que c'était gros de même.``Je m'interroge , que peut-il trouver de si gros? la Vache, il n'avait jamais vu une vache de près. Luc est un ado de 16 ans , un urbain, il a visité le zoo de Granby, le parc Safari sans y voir de vaches .
Deux ans plus tard en visitant la même exposition je m'arrête devant un mouton qui a gagné de nombreux rubans et dont le jeune propriétaire couche à proximité pour ne pas laisser son mouton seul. Ce mouton est d'une saleté repoussante on dirait qu'il est crotté. Sa laine est emmêlée de brindilles, il a un oeil à moitié fermé et l'autre pas très droit, une de ses oreilles est basse tandis que l'autre tente de se redresser. J'avoue ne rien comprendre à la dizaine de rubans prestigieux qu'il s'est mérité.
Avec diplomatie je mentionne à l'ado que son mouton a l'air affectueux mais que sa beauté laisse à désirer. L'ado regarde son mouton avec tendresse et m'explique que c'est justement pour cela que son mouton est le récipiendaire de tant de rubans, il a toutes les caractéristiques de sa race.
Ce jour là j'ai appris, il y a des avantages à tout.
Cette année là j'avais invité ma belle-soeur et mes neveux Luc et Michel à visiter l'expo.Nous sommes devant les stalles des vaches, on s'apprête à faire parader l'une d'elles pour le jugement. Luc qui la regarde les yeux tous ronds s'exclame :``mais c'est donc ben gros, j'en pensais pas que c'était gros de même.``Je m'interroge , que peut-il trouver de si gros? la Vache, il n'avait jamais vu une vache de près. Luc est un ado de 16 ans , un urbain, il a visité le zoo de Granby, le parc Safari sans y voir de vaches .
Deux ans plus tard en visitant la même exposition je m'arrête devant un mouton qui a gagné de nombreux rubans et dont le jeune propriétaire couche à proximité pour ne pas laisser son mouton seul. Ce mouton est d'une saleté repoussante on dirait qu'il est crotté. Sa laine est emmêlée de brindilles, il a un oeil à moitié fermé et l'autre pas très droit, une de ses oreilles est basse tandis que l'autre tente de se redresser. J'avoue ne rien comprendre à la dizaine de rubans prestigieux qu'il s'est mérité.
Avec diplomatie je mentionne à l'ado que son mouton a l'air affectueux mais que sa beauté laisse à désirer. L'ado regarde son mouton avec tendresse et m'explique que c'est justement pour cela que son mouton est le récipiendaire de tant de rubans, il a toutes les caractéristiques de sa race.
Ce jour là j'ai appris, il y a des avantages à tout.
La partie basse
Mon père avait pour habitude de cueillir les noisettes, les noix de Grenoble, les pommettes et les pommes sauvages car il aimait leurs goûts particuliers. Un dimanche du mois d'août, ma mère , mon mari et moi l'accompagnons dans un rang de Barnston pour profiter des pommes maintenant mûres. Les deux pommiers sont au milieu du champ où paissent un troupeau de vaches laitières.
Les vaches aiment les pommes, je le sais pour en avoir donné aux vaches qui venaient me reluquer à Sabrevois. De temps en temps, je tends une pomme à une ou deux vaches et je continue la cueillette. Tout à coup ma mère me crie en essayant de rester calme :`` Denise, reviens tout de suite``Je la regarde ne comprenant pourquoi je dois revenir. Puis ma mère ajoute:``regarde, regarde``. Je regarde et je ne vois rien d'autres que deux pommiers et des vaches. Ma mère de plus en plus paniquée presqu'en colère: ``regarde plus bas, tu ne regardes pas à la bonne place.``
Oh là là là !!! Le Boeuf offusqué parce que je m'intéresse à SES vaches est venu m'éconduire jusqu'à la clôture , les cornes en évidence et en levant des mottes de terre. J'avoue que j'ai eu un peu chaud et je ne vous parle pas de ma mère...
Les vaches aiment les pommes, je le sais pour en avoir donné aux vaches qui venaient me reluquer à Sabrevois. De temps en temps, je tends une pomme à une ou deux vaches et je continue la cueillette. Tout à coup ma mère me crie en essayant de rester calme :`` Denise, reviens tout de suite``Je la regarde ne comprenant pourquoi je dois revenir. Puis ma mère ajoute:``regarde, regarde``. Je regarde et je ne vois rien d'autres que deux pommiers et des vaches. Ma mère de plus en plus paniquée presqu'en colère: ``regarde plus bas, tu ne regardes pas à la bonne place.``
Oh là là là !!! Le Boeuf offusqué parce que je m'intéresse à SES vaches est venu m'éconduire jusqu'à la clôture , les cornes en évidence et en levant des mottes de terre. J'avoue que j'ai eu un peu chaud et je ne vous parle pas de ma mère...
Quand les oreilles font la différence
Ma cousine Lise élevée sur la ferme de son père mon oncle Sylvio, habitait maintenent à Manchester aux Etats-Unis, ses parents ayant émigré dans les années 1970. Lise vient me visiter à St-Armand. St-Armand, un des plus beaux villages du Québec , peu populeux, s'étend du lac Champlain jusqu'à Frelisburg tout aussi beau. Après nous être fait piquer par les maringouins en nous promenant dans le bois, nous profitons de la belle soirée pour faire un tour d'auto et admirer les collines avec l'espoir d'apercevoir un chevreuil si nombreux dans la région.
Nous rencontrons le maire et son épouse qui font un tour de calèche et au cours de la conversation je leur mentionne qu'en passant devant leur pâturage j'ai vu un chevreuil couché au milieu de leur troupeau de boeufs d'élevage.Le fait qu'il soit couché m'a intriguée...
Je vois le regard interrogateur du maire qui psychologue me dit en douce: `` tu es certaine que c'est un chevreuil parce que j'ai mon âne avec le troupeau.`` Je trouvais aussi que ce chevreuil avait de drôles d'oreilles. Lise a bien ri de moi , ses frères et soeurs aussi. J'ai perdu ma crédibilité, je ne suis pas assez futée pour faire la différence entre un âne et un chevreuil.
Nous rencontrons le maire et son épouse qui font un tour de calèche et au cours de la conversation je leur mentionne qu'en passant devant leur pâturage j'ai vu un chevreuil couché au milieu de leur troupeau de boeufs d'élevage.Le fait qu'il soit couché m'a intriguée...
Je vois le regard interrogateur du maire qui psychologue me dit en douce: `` tu es certaine que c'est un chevreuil parce que j'ai mon âne avec le troupeau.`` Je trouvais aussi que ce chevreuil avait de drôles d'oreilles. Lise a bien ri de moi , ses frères et soeurs aussi. J'ai perdu ma crédibilité, je ne suis pas assez futée pour faire la différence entre un âne et un chevreuil.
maitres sauveteurs
A Saint-Armand notre maison surplombe une colline qui donne sur un marais protégé, l'étang Streit, un sanctuaire d'oiseaux. Les tortues sortent du marais à la mi-mai pour pondre leurs oeufs qu'elles enterrent dans le sable ou le gravier. Elles peuvent ainsi se retrouver à plus d'un kilomètre de leur départ. David mon fils , âgé de seize ans, entre en vitesse dans la maison en disant :``Il y a une énorme tortue dans le milieu du chemin. Viens voir.`` J'accoure, il a raison c'est toute une tortue, une serpentine, On avise qu'il faut l'enlever avant qu'une auto ne l'écrase. David , je le vois bien, craint de se faire pincer les doigts par la tortue en la soulevant par sa carapace. Moi je crains de la trouver trop lourde et de l'échapper .
Nous avons été chercher une pelle carrée dans notre garage et avec celle-ci nous avons déplacé la tortue vers le champ. Elle est retournée au marais, nous étions heureux de notre sauvetage à la pelletée.
Autre tortues
Nicomas le chien de Randy notre voisin anglais venait marcher avec moi chaque fois que je descendais au marais.Ce chien était d'une intelligence peu commune certains humains auraient pu en être jaloux...
Je montre à Nicomas une tortue en train de pondre et je lui demande de me trouver d'autres tortues.
Il en a répéré sept cachéees dans l'herbe. Il plaçait sa patte à proximité de la tortue , me regardait et attendait que j'arrive près d'elles ( patte et tortue). Ce chien qu'un vétérinaire avait dressé, était un fou de baignades et marchait au pas comme un soldat. Son maître m'en avait confié la garde toute une année pour des raisons professionnelles. L' hiver il attrappait les balles de neige au vol .Quand Randy revenait le chercher les fins de semaine ce chien me demandait du regard la permission de le rejoindre. Je lui disais:`` voyons Nicomas c'est ton père qui arrive qu'est-ce que tu attends?``.
Nous avons été chercher une pelle carrée dans notre garage et avec celle-ci nous avons déplacé la tortue vers le champ. Elle est retournée au marais, nous étions heureux de notre sauvetage à la pelletée.
Autre tortues
Nicomas le chien de Randy notre voisin anglais venait marcher avec moi chaque fois que je descendais au marais.Ce chien était d'une intelligence peu commune certains humains auraient pu en être jaloux...
Je montre à Nicomas une tortue en train de pondre et je lui demande de me trouver d'autres tortues.
Il en a répéré sept cachéees dans l'herbe. Il plaçait sa patte à proximité de la tortue , me regardait et attendait que j'arrive près d'elles ( patte et tortue). Ce chien qu'un vétérinaire avait dressé, était un fou de baignades et marchait au pas comme un soldat. Son maître m'en avait confié la garde toute une année pour des raisons professionnelles. L' hiver il attrappait les balles de neige au vol .Quand Randy revenait le chercher les fins de semaine ce chien me demandait du regard la permission de le rejoindre. Je lui disais:`` voyons Nicomas c'est ton père qui arrive qu'est-ce que tu attends?``.
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